Le rêve d’Albert
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1.La jeune fille et l'hybride…
Je me trouve dans la rue, quelque part.
C'est un endroit que je connais bien.
Une jeune fille m'approche;
Elle a douze ou treize ans.
Je m'emballe pour ses seins,
Qui poussent déjà avec suggestion,
Qui sont extrêmement
Bien arrondis
Pour une fille de cet âge.
Sa mère l'accompagne.
Elle porte des lunettes de soleil.
Ses cheveux tirent sur le gris.
N'empêche,
Elle possède
Une certaine beauté.
Je rentre avec eux;
On parle des choses
Mettons ésotériques.
La maison m'est étroitement familière.
J'ai le pressentiment
Que ce maman
Désire ardemment
Contacter ses parents,
Lesquels sont morts
Depuis
belle lurette.
Je me trouve prochainement à un carrefour
Que je connaissais bien
Déjà gamin.
Toutes les vitrines sont murées;
Le ciel n'est plus qu'un plafond.
Debout en plein carrefour
On entend sa voix,
Qui retentit.
Y a pas de voitures
Ni de monde
Et en se retournant
Les horizons
Se réduisent
En deux dimensions.
Autour du coin
Que font les magasins
Je me trouve aux enfers.
Je dis 'aux enfers'
Mais en réalité
C'est pas plus qu'un café,
Fréquenté
Par les
jeunes.
Quand l'envie les prend
Les jeunes filles remontent leurs T-shirts
Et les garçons viennent
Caresser leurs seins.
Evidemment je participe.
C'est pas mon tour:
Je la prends
Tout simplement.
Quelquefois elle dit 'non' pour 'oui'
Ou 'oui' pour 'non'
Ou 'je m'en fous.'
Dans le dernier cas l'on frôle
Sans vraiment toucher.
Je sais par intuition que,
Tout comme les autres
Cette jeune fille appartient
Au même groupe sanguin:
On est en famille.
Là-dessus,
La fille de treize ans
Refait son apparence,
Déguisée cette fois
En sa mère.
J'amène cet hybride temporel
Au carrefour,
De façon qu'elle puisse entendre
L'écho de sa présence
Dans cette chambre de monde
Dont le ciel fait plafond.
Chemin faisant, j'ai la déception
De râter mon coup
Avec les JFs du groupe sanguin,
Lesquelles me font signe
De leur rejoindre,
Mi-moqueuses, mi-sérieuses.
Je ne suis pas.
L'hybride me désapprouve...
Ensuite j'entre dans une maison
Dans laquelle je vais emmenager.
Elle est partagée
Avec des autres
Et il s'y trouve toute une abondance
De seins a suçer,
Même quand le mâle est présent.
Mais chaque fois qu'il laisse tomber
Sa vigilance,
Soit par dégoût, soit par jalousie
J'enfonce mes crochets
Dans les fesses
De sa 'femme',
En approchant
Son vagin
Brûlant.
Elle aime le réprouver pour l'avoir laissée,
Sans doute elle commence
A se laisser
Emporter.
Ses seins sont remplis de lait
Et les pointes
Me semblent plus fonctionnelles
Que sexuelles.
Elles ne se durcissent
Que lorsqu'elle se croit contrainte
De me rejeter.
Il arrive un moment
Où elle se transforme en homme.
Là, je grimpe
Dans le lit d'à côté.
De l'autre bout de la chambre
Une voix goguenarde
Taquine
Le premier homme,
Le défiant
De faire un pompier
Sur le second
La maison
est grande,
Son intérieur ensoleillé.
Je me demande comment se partagent
Les factures,
Et pourquoi il faut croiser
La chambre du couple
Pour accéder à la mienne.
On atteint aux autres étages
Par moyen d'un ascenseur
A opération de batterie,
Laquelle est évidemment
A bout
De ressources.
Plus on appuie sur le bouton,
Plus vite on voyage.
Un second appui déclenche le frein,
Et le troisième provoque un changement
De direction.
Cette maison m'est familière;
J'ai le sentiment d'y avoir déjà vécu
Mais d'avoir été toléré
Plutôt que d'être
Accepté.
2.L'autre jeune fille…
Il y a une autre jeune fille.
Elle porte un soutien-gorge noir,
Plutôt un bikini d'enfant,
D'où saillissent les pointes de ses seins,
Toutes pourpres.
Son chemisier blanc
Est quasiment transparent.
Elle a des cheveux blond,
Qu'elle porte en queue de cheval;
Sa mère est brune,
Mais grisonnante.
La mère disparaît.
La jeune fille remonte son chemisier
En coton décolleté.
Je caresse ses seins,
Conscient de sa chaleur
Qui remplit mon corps
Brûlant.
Je baigne dans son ventre
Respire l'odeur des goûts en l'air
Venant de la cuisine.
Du lard.
J'ai toujours faim,
Ouvre la fermeture de son jean.
Je ressens l'embrasement
Dans son ventre,
Ses lèvres
Qui
S'humidifient.
Je veux la manger.
J'y vais.
Je la dévore.
Je perçois...
...sa saveur...
...du bacon...
cela donne
Une sensation chaude mouillée
...je connais ... ...son prénom... ...elle s'appelle...
LAURA.